7 décembre 2025

C’est tout de même notre pays ! Garder le silence est synonyme de complicité. Il est grand temps de se dire la vérité en face. L’heure n’est plus aux discours plaisants, car la situation est réellement préoccupante. Mieux vaut être arrêté pour avoir dit la vérité que de vivre sous la dictature de l’ennemi.

Le pays est en danger, et les autorités doivent en prendre conscience. Empêcher les journalistes de faire leur travail, celui de traquer la vérité, revient à s’allier avec l’ennemi. L’information joue un rôle important dans la sécurité de la population. Si le journaliste doit se contenter de transcrire ce qu’on lui impose, il faudra s’attendre au pire. Rendons à la presse sa liberté !

Le peuple a le droit de savoir ce qui se passe. Ces deux dernières semaines, tant de choses se sont produites : la prise de Goma par l’armée rwandaise et ses alliés du groupe terroriste du Mouvement du 23 mars (M23), une crise humanitaire grandissante, faisant état de plus ou moins 3000 morts, et une insécurité croissante dans la capitale. Le peuple se retrouve isolé. Les braquages à main armée se multiplient dans plusieurs communes de Kinshasa, entraînant des pertes humaines et matérielles, le tout sous le regard impuissant des autorités.

Le Gouvernement se contente de discours utopiques sans passer à l’action. Le Congo se meurt à petit feu. À quoi devons-nous nous attendre ? À la prise d’une autre ville ? Les autorités sont t-elles incapables d’assurer la sécurité de la population et l’intégrité du pays?

Que la presse congolaise ne puisse pas dire aveuglément Amen à l’évangile selon Saint Bosembe vu du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), bien au contraire, qu’elle puisse rester objective en rapportant la vérité au peuple.

Que le 4è pouvoir soit bel et bien mis en exergue à temps et à contre-temps au pays de la rumba. C’est ainsi que le petit peuple ne dansera pas à contre temps à la vague de fakenews distillés ça et là sur les réseaux sociaux et dans les différents états majors avec la fameuse Fédération congolaise de discussion ( Fecodi) via les différents quartiers de la capitale.

“La vérité n’est ni noire, ni blanche, mais elle n’est que vraie” ou encore ” Mieux vaut être crucifié pour la vérité que de crucifier la vérité”, foi du feu Cardinal Joseph Albert Malula qui a passé l’arme à gauche en 1989. “Aux armes, citoyens”, Bendele ekweya te.