Décédé le 14 janvier dernier à Kinshasa de suites d’une maladie, la grande figure de la culture et présentateur vedette de l’émission ” Libala ya bosembo” sur la télévision nationale, Pepitho Ngudie ( 60 ans) sera inhumé à la Nécropole 1 dans la commune de la N’sele, ce samedi 31 janvier. La levée du corps aura lieu à la Clinique Ngaliema dans la stricte intimité familiale, puis les hommages officiels se dérouleront à la RTNC.
Peu après, la messe de suffrages sera célébrée à la paroisse Saint François de Sales de Kintambo où il était très engagé à la Communauté famille chrétienne. Du moins, signalons que la veillée mortuaire se déroule ce vendredi 30 janvier au niveau de l’ Association des anciens élèves des frères des écoles chrétiennes ( Assanef) dans la commune de Lingwala.
” Vixit” comprenez ” Il a vécu”, disaient les Romains pour annoncer le décès de quelqu’un. Cette expression n’ a pas perdu la moindre ride sous les tropiques zaïro-congolaises et continue sa bonne dynamique, tel un bon et véritable mariage à l’image de ” Libala ya bosembo “. Le cas de l’icône de la culture Pepitho Ngudie en est une définition à la fois en extension et en compréhension dans l’ensemble estampillé ” mort “.
Né à Kinshasa le 27 décembre 1965, Pepitho appartenait à cette génération pour qui la culture n’était pas un supplément d’âme, mais une architecture. Une structure à penser, à organiser, à administrer. Diplômé de l’Institut national des arts (Ina) en animation culturelle, option administration et gestion des entreprises culturelles, il savait que les idées, pour exister, ont besoin de cadres solides.
Il entre tôt dans le paysage audiovisuel congolais. En 1996, il est producteur et présentateur d’une émission sur Télé-Zaïre 2. Trois ans plus tard, en 1999, il devient producteur-réalisateur sur RTNC2/ICA. La télévision publique devient alors son terrain d’expression, mais aussi de construction : formats, contenus, mise en scène, direction artistique.
KGB Nesta
