8 février 2026

 
‎Décédé le 14 janvier dernier à Kinshasa  de suites d’une maladie, la grande figure de la culture et présentateur vedette de l’émission ” Libala ya bosembo” sur la télévision nationale, Pepitho Ngudie  ( 60 ans) sera inhumé à la Nécropole 1 dans la commune de la N’sele, ce samedi 31 janvier. La levée du corps aura lieu à la Clinique Ngaliema dans la stricte intimité familiale, puis les hommages officiels se dérouleront à la RTNC.

‎ Peu après, la messe de suffrages sera célébrée à la paroisse Saint François de Sales de Kintambo où il était très engagé à la Communauté famille chrétienne. Du moins, signalons que la veillée mortuaire se déroule ce vendredi 30 janvier au niveau de l’ Association des anciens élèves des frères des écoles chrétiennes ( Assanef) dans la commune de Lingwala. 

‎” Vixit” comprenez ” Il a vécu”, disaient les Romains pour annoncer le décès de quelqu’un.  Cette expression n’ a pas perdu la moindre ride sous les tropiques zaïro-congolaises et continue sa bonne dynamique, tel un bon et véritable mariage  à l’image de ” Libala ya bosembo “. Le cas de l’icône de la culture Pepitho Ngudie en est une définition à la fois en extension et en compréhension dans l’ensemble estampillé ” mort “.

‎Né à Kinshasa le 27 décembre 1965, Pepitho appartenait à cette génération pour qui la culture n’était pas un supplément d’âme, mais une architecture. Une structure à penser, à organiser, à administrer. Diplômé de l’Institut national des arts (Ina) en animation culturelle, option administration et gestion des entreprises culturelles, il savait que les idées, pour exister, ont besoin de cadres solides.

‎Il entre tôt dans le paysage audiovisuel congolais. En 1996, il est producteur et présentateur d’une émission sur Télé-Zaïre 2. Trois ans plus tard, en 1999, il devient producteur-réalisateur sur RTNC2/ICA. La télévision publique devient alors son terrain d’expression, mais aussi de construction : formats, contenus, mise en scène, direction artistique. 


‎KGB Nesta