20 janvier 2026

Les États-Unis se montrent de plus en plus fermes face à la persistance de l’instabilité dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, Washington a adressé un avertissement direct à Kinshasa, Kigali et aux rebelles du M23, avertissant que tout manquement aux accords de paix déjà signés entraînera de lourdes sanctions internationales.

L’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Dorothy Shea, a exprimé la profonde préoccupation de son pays, dénonçant « les atrocités commises par le M23, avec le soutien du Rwanda ». Elle a insisté sur la nécessité de respecter les engagements de paix et de mettre fin aux violences qui continuent de plonger des millions de civils dans la détresse.

Les États-Unis affirment disposer de preuves tangibles de l’implication du Rwanda dans les récents affrontements au Sud-Kivu. Washington prévient que toute nouvelle escalade militaire ou violation des accords de Nairobi et de Luanda exposera les responsables à des sanctions diplomatiques et économiques sévères.

Tout en reconnaissant les efforts de médiation régionale, notamment ceux de l’Union africaine et du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, les États-Unis rappellent que l’administration des territoires doit revenir pleinement au gouvernement congolais, « dans l’intérêt des populations locales ».

La diplomatie américaine réitère enfin sa volonté de soutenir la stabilisation de la RDC, mais exige en contrepartie la fin du commerce illicite des minerais issus des zones de conflit, qui alimente la guerre. « Le temps des excuses est terminé, place désormais à l’action », a conclu Washington, appelant la communauté internationale à maintenir la pression sur tous les acteurs impliqués dans la déstabilisation de la région.