30 octobre 2026

À quelques semaines de la 27ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Seniors Dames de handball, le président de la Fédération de handball du Congo (FEHAND), Amos Mbayo Kitenge, affiche son ambition de voir les Léopards dames décrocher leur qualification pour la Coupe du monde 2027. Il annonce également la présence d’une représentation des supporters congolais en Tunisie, à l’initiative du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu.

Prévue du 2 au 12 décembre 2026 à Hammamet et Nabeul, en Tunisie, cette compétition constitue un rendez-vous important pour la sélection congolaise, qui entend faire mieux que sa cinquième place obtenue lors de la précédente édition organisée à Kinshasa.

La qualification au Mondial 2027 en ligne de mire

Revenant sur le parcours des Léopards dames lors de la dernière CAN, Amos Mbayo Kitenge a rappelé que la RDC était passée tout près d’une qualification pour la Coupe du monde. La défaite concédée face à l’Égypte, par un seul but d’écart, avait privé les Congolaises d’une place en demi-finale, synonyme de qualification pour le rendez-vous mondial.

« À la dernière CAN à Kinshasa, nous avons raté de justesse la qualification à la Coupe du monde. Nous avons été battus par l’Égypte par un écart d’un but qui nous a privés des demi-finales », a-t-il expliqué.

Pour cette nouvelle campagne continentale, le président de la FEHAND se montre optimiste. Il estime que les efforts consentis durant la préparation et la détermination des joueuses peuvent permettre à la RDC de terminer parmi les cinq premières nations qualifiées pour la Coupe du monde 2027.

« Au vu des différentes préparations de nos Léopards et surtout de leur conscience, comme elles jurent de retourner à la Coupe du monde, je pense qu’il y a de l’espoir », a-t-il déclaré.

Cinq stages et un nouvel entraîneur pour renforcer la sélection

Pour atteindre cet objectif, la fédération a misé sur une préparation soutenue. Selon Amos Mbayo, les Léopards dames ont déjà effectué cinq stages, auxquels doit s’ajouter un nouveau rassemblement d’une semaine prévu entre l’Algérie et le Maroc, avant de rejoindre la Tunisie pour la phase finale.

La sélection congolaise évoluera également sous la direction d’un nouvel entraîneur portugais, présenté par le président de la FEHAND comme un technicien ayant dirigé l’équipe nationale du Portugal.

Ce changement d’encadrement technique, combiné aux différents stages de préparation, doit permettre aux joueuses de renforcer leurs automatismes et d’aborder la compétition avec davantage de confiance.

Conduites par leur capitaine Christine Mwasesa, les Léopards dames sont ainsi appelées à transformer les acquis de leur préparation en résultats sur le terrain.

Pour rappel, la RDC évoluera dans le groupe D, aux côtés de l’Angola, du Maroc et du Mali. Un parcours exigeant attend donc les Congolaises, qui devront se montrer compétitives dès la phase de groupes pour poursuivre leur ambition mondiale.

Didier Budimbu veut des supporters congolais en Tunisie

Au-delà de la préparation sportive, Amos Mbayo a annoncé une autre initiative destinée à accompagner les Léopards dames : la présence de supporters congolais en Tunisie.

Selon le président de la FEHAND, cette démarche est venue du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, avec lequel il a tenu une séance de travail consacrée à la préparation et à la participation de la sélection nationale à cette CAN.

Le ministre souhaite que les joueuses puissent bénéficier d’un soutien dans les tribunes, à l’image de celui dont profite l’équipe nationale de football lors de ses grandes échéances internationales.

« Il a épinglé l’aspect de voir les supporters accompagner l’équipe comme c’est le cas avec le football puisque c’est une CAN. Il va en parler au Conseil des ministres pour des dispositifs pratiques », a indiqué Amos Mbayo.

Le président de la FEHAND a précisé qu’une représentation des supporters congolais sera présente en Tunisie, même si elle ne devrait pas atteindre les proportions observées lors des compétitions de football. Les modalités pratiques de cet accompagnement doivent encore être précisées.

Il a également tenu à souligner que cette initiative ne venait pas de la fédération, mais du ministre des Sports lui-même, qui entend ainsi manifester le soutien des autorités à l’ensemble des disciplines sportives.

Les encouragements de Félix Tshisekedi restent une source de motivation

Amos Mbayo Kitenge a, par ailleurs, évoqué les encouragements du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, adressés aux joueuses après leur élimination lors de la précédente CAN organisée à Kinshasa.

Selon son témoignage, le chef de l’État avait alors exprimé sa confiance envers la sélection congolaise et l’avait encouragée à tirer les leçons de cet échec pour revenir plus forte lors de la prochaine compétition.

« Oubliez ce qui s’est passé aujourd’hui, moi j’ai confiance en vous, je sais que prochainement vous allez faire mieux que ça », a rapporté le président de la FEHAND, reprenant les paroles attribuées au chef de l’État.

Pour Amos Mbayo, cette nouvelle édition de la CAN représente précisément l’occasion de répondre à cet encouragement. Il affirme que les joueuses sont conscientes de cette attente et déterminées à se battre pour obtenir leur qualification au Mondial.

La RDC veut franchir un nouveau cap

Du 2 au 12 décembre 2026, en Tunisie, les Léopards dames tenteront donc de faire mieux que leur cinquième place obtenue à domicile lors de la précédente édition. Avec cinq stages déjà effectués, un nouvel entraîneur, un dernier rassemblement annoncé et la perspective d’un soutien des supporters congolais, la sélection entend aborder ce rendez-vous avec ambition.

L’objectif affiché par la FEHAND est de figurer parmi les cinq nations africaines qui décrocheront leur billet pour la Coupe du monde féminine de handball 2027.

Entre la volonté de progresser sportivement et l’accompagnement annoncé des autorités, la RDC espère faire de cette CAN une étape décisive pour le développement de son handball féminin et son retour sur la scène mondiale.

Jolga Luvundisakio