11 mai 2026

L’opinion s’interroge, les sportifs s’inquiètent mais Amos Mbayo comme toujours est silencieux et l’État congolais demeure dans l’impasse.

Se tiendra , se tiendra plus, la CAN dames de handball est annoncée depuis plusieurs mois à Kinshasa capitale de la RDC du 27 novembre au 7 décembre 2024. Une organisation qui pourrait être une première dans l’histoire des CAN, toutes disciplines sportives comprises en RDC. D’où la lueur d’espoir quand le béninois, le docteur Mansour Arémou, président de la Confédération Africaine de Handball avait effectué une visite dans la capitale de la RDC, une manière de palper du doigt,les conclusions de différentes missions d’inspection diligentées dans la capitale congolaise par l’instance faîtière du handball sur le continent.

Dans la foulée de cette visite, le protocole d’accord avait été signé entre la Confédération Africaine de Handball (CAHB) et la Fédération de Handball du Congo (FEHAND) en présence de l’État congolais, représenté par l’ancien ministre des sports et loisirs, François-Claude Kabulo mwana Kabulo, dans son cabinet de travail à Kinshasa.

Mais depuis, les choses n’ont pas toujours avancé et les sportifs pointent du doigt Amos Mbayo Kitenge, président de la fédération qui, dans sa traditionnelle léthargie, n’arrive non seulement pas à communiquer, mais n’a pas non plus constitué les commissions pour lancer les travaux. Ce, à quatre mois de l’événement annoncé tambour battant. Bref, incapable de monter un COCAN (comité d’organisation de la CAN).

“Nous pensons que tous ces éléments réunis permettent de confirmer que la RDC est sur la bonne voie”, avait déclaré le béninois Arémou Mansourou, président de de la Confédération Africaine de Handball, le 3 mars 2024, au terme de la signature du protocole d’accord entre l’instance continentale de Handball et la Fédération de Handball du Congo que conduisait son président, Amos Mbayo Kitenge.

Se voulant trop rassurant à l’issue de cette cérémonie intervenue en présence de l’ancien ministre des sports et loisirs représentant le Gouvernement congolais, le docteur Mansourou, s’était enthousiasmé après plusieurs missions d’inspection à Kinshasa.

“C’est vrai, il y a la dimension administrative qui a déjà indiqué que l’événement est attribué à la RDC. Là, je suis en visite officielle pour procéder à la signature du protocole d’accord qui reste pour chacun de nous, l’acte officiel du lancement des préparatifs pour cet événement. Merci pour les autorités du pays qui continuent à manifester leur soutien à ce sport”, avait renchéri le numéro du handball sur le continent avec des mots justes mais qui, au fil des jours, paraissent comme une promesse aux lèvres souriantes.

Considéré cependant comme acteur majeur dans l’attribution de cette organisation à la RDC, le président de la FEHAND, Amos Mbayo Kitenge n’avait pas raté l’occasion de rappeler à l’opinion publique l’importance d’organiser une grande compétition sur le sol congolais.

” Vous savez que nous avons peiné pour décrocher cette organisation car, il y avait des nations habituées à organiser ce tournoi. Aujourd’hui, nous venons de matérialiser l’octroi à la RDC de la CAN. Avec cette signature, nous devons maintenant entrer dans la déterminante phase afin de relever le défi”, avait-il indiqué, tout en promettant par la même occasion de mettre en place un comité local d’organisation chargé de travailler en harmonie avec la CAHB, prétextant que huit mois (mars à novembre) étaient suffisants pour une organisation de qualité. Mais depuis ces déclarations, celui qui donnait l’impression d’être hyper motivé après la signature du protocole d’accord, est aujourd’hui pointé du doigt. Connu pour son manque d’ouverture et surtout nonchalance, Amos Mbayo Kitenge, pasteur de son état d’une part, président à la fois de la fédération de handball et surtout du comité olympique congolais d’autre part, semble dépasser par cette nouvelle responsabilité ou charge, celle de coordonner le comité local d’organisation de la CAN féminine de handball à Kinshasa du 27 novembre au 7 décembre 2024.

De huit à désormais 4 mois quasiment de cette organisation , l’inquiétude devient de plus en plus grandissante quant à la capacité de la RDC à organiser dans les meilleures conditions cette fête continentale. Une situation qui risque de rattraper le président de la FEHAND, Amos Mbayo Kitenge qui, dans une interview accordée à la presse depuis Caire en Égypte où il s’était rendu pour recevoir officiellement l’étendard de la CAHB en début d’année déclara on cite :“nous (RDC) n’aurons pas d’excuses de rater le mondial chez nous. Il nous faudra être parmi les quatre premiers”. Comment alors, envisager de bons résultats quand, le pays de Lumumba commence déjà à manifester des signes de faiblesse dans l’organisation ? Et que dire alors de la préparation technique à quatre mois du tournoi quand on sait que, le programme établi par la direction technique nationale n’a jamais été mis en exécution. Là aussi, il faudrait espérer un miracle pour continuer à croire en une victoire finale nous a confié un cadre de la FEHAND ayant requis l’anonymat.

Amos Mbayo Kitenge s’est-il tout simplement servi de la bonne foi de la CAHB pour cacher son incapacité à réussir une organisation d’une compétition de grande envergure en République démocratique du Congo ? Si échec il y aura, le patron de la FEHAND devra-t-il assumer ? L’adage selon lequel, il n’y a pas de mauvaises troupes, il n’y a que de mauvais chef, pourrait être d’usage au tour de l’organisation de cette 26è CAN féminine de handball par la RDC. Il est temps donc de se réveiller côté FEHAND car, tout passe par l’organe technique, conseiller du gouvernement via sa tutelle, le ministère des sports et loisirs.

Wa Tshibalakata Fils