La 23ᵉ édition de la Coupe du monde appartient désormais à l’histoire, mais ses répercussions se font encore ressentir sur le continent. Pour les dix sélections africaines ayant pris part à l’aventure américaine, les traces restent indélébiles. Si Sébastien Desabre fait figure de rescapé sur le banc de la RDC, d’autres nations s’apprêtent à entamer un tout nouveau cycle.
RDC : Grand ménage et sang frais chez les Léopards
Chez les Léopards, l’heure est au bilan et au renouvellement d’effectif. À en croire le manager Dodo Landu, les Fauves de la RDC s’apprêtent à entrer dans une phase de transition majeure : près de huit binationaux devraient très prochainement rejoindre la tanière.
Une période également marquée par le mercato estival de plusieurs internationaux, mais aussi par le réveil de joueurs absents lors du dernier Mondial, à l’instar de l’attaquant Samuel Essende.
Vague de départs et bancs vacants
Si le climat semble serein en RDC, les eaux sont en revanche très agitées ailleurs sur le continent. Plusieurs techniciens ont vu leur bail arriver à son terme après le tournoi. C’est le cas de :
- Vladimir Petković avec les Fennecs d’Algérie ;
- Pape Thiaw chez les Lions de la Téranga du Sénégal ;
- Hugo Broos sur le banc des Bafana Bafana d’Afrique du Sud ;
- Carlos Queiroz aux commandes des Black Stars du Ghana.
À ce jour, aucune de ces quatre sélections n’a encore officialisé le nom de son futur sélectionneur.
Le jeu des chaises musicales : le retour d’Hervé Renard
D’autres nations n’ont pas tardé à réagir. Mouine Chaabani prend ainsi les récommandes des Aigles de Carthage de Tunisie, avec la lourde tâche de faire oublier la piètre prestation tunisienne lors du Mondial.
Du côté de la Côte d’Ivoire, les Éléphants enregistrent le retour très remarqué d’Hervé Renard. L’homme à la chemise blanche a connu un été mouvementé, oscillant un temps entre un rôle de « sapeur-pompier » en Tunisie et des sollicitations à Abidjan. Le technicien français succède ainsi à Emerse Faé avec une ambition claire : réitérer l’exploit de 2015, année où il avait guidé la nation ivoirienne vers le sacre africain lors de la CAN au Gabon.
Le pari de la continuité
À l’inverse, trois sélections ont fait le choix de la stabilité à l’instar de la RDC :
- Le Maroc, qui accorde sa confiance à Mohamed Ouahbi ;
- L’Égypte, qui maintient Hossam Hassan à sa tête ;
- Le Cap-Vert, dont la vaillante équipe des Requins Bleus continue son chemin sous la houlette de Bubista.
Si la dernière Coupe du monde a renvoyé un signal fort sur l’évolution du football africain, l’exigence de résultats a poussé plusieurs fédérations à prendre des décisions radicales. Reste à savoir si ces grands manœuvres porteront leurs fruits lors des prochaines échéances.
Safia Mahunda
