5 août 2026

La 23ᵉ édition de la Coupe du monde appartient désormais à l’histoire, mais ses répercussions se font encore ressentir sur le continent. Pour les dix sélections africaines ayant pris part à l’aventure américaine, les traces restent indélébiles. Si Sébastien Desabre fait figure de rescapé sur le banc de la RDC, d’autres nations s’apprêtent à entamer un tout nouveau cycle.

‎RDC : Grand ménage et sang frais chez les Léopards

‎Chez les Léopards, l’heure est au bilan et au renouvellement d’effectif. À en croire le manager Dodo Landu, les Fauves de la RDC s’apprêtent à entrer dans une phase de transition majeure : près de huit binationaux devraient très prochainement rejoindre la tanière.

‎Une période également marquée par le mercato estival de plusieurs internationaux, mais aussi par le réveil de joueurs absents lors du dernier Mondial, à l’instar de l’attaquant Samuel Essende.

‎Vague de départs et bancs vacants

‎Si le climat semble serein en RDC, les eaux sont en revanche très agitées ailleurs sur le continent. Plusieurs techniciens ont vu leur bail arriver à son terme après le tournoi. C’est le cas de :

  • ‎Vladimir Petković avec les Fennecs d’Algérie ;
  • ‎Pape Thiaw chez les Lions de la Téranga du Sénégal ;
  • ‎Hugo Broos sur le banc des Bafana Bafana d’Afrique du Sud ;
  • ‎Carlos Queiroz aux commandes des Black Stars du Ghana.
    ‎À ce jour, aucune de ces quatre sélections n’a encore officialisé le nom de son futur sélectionneur.

    ‎Le jeu des chaises musicales : le retour d’Hervé Renard

    ‎D’autres nations n’ont pas tardé à réagir. Mouine Chaabani prend ainsi les récommandes des Aigles de Carthage de Tunisie, avec la lourde tâche de faire oublier la piètre prestation tunisienne lors du Mondial.

    ‎Du côté de la Côte d’Ivoire, les Éléphants enregistrent le retour très remarqué d’Hervé Renard. L’homme à la chemise blanche a connu un été mouvementé, oscillant un temps entre un rôle de « sapeur-pompier » en Tunisie et des sollicitations à Abidjan. Le technicien français succède ainsi à Emerse Faé avec une ambition claire : réitérer l’exploit de 2015, année où il avait guidé la nation ivoirienne vers le sacre africain lors de la CAN au Gabon.

    ‎Le pari de la continuité

    ‎À l’inverse, trois sélections ont fait le choix de la stabilité à l’instar de la RDC :
  • ‎Le Maroc, qui accorde sa confiance à Mohamed Ouahbi ;
  • ‎L’Égypte, qui maintient Hossam Hassan à sa tête ;
  • ‎Le Cap-Vert, dont la vaillante équipe des Requins Bleus continue son chemin sous la houlette de Bubista.

‎Si la dernière Coupe du monde a renvoyé un signal fort sur l’évolution du football africain, l’exigence de résultats a poussé plusieurs fédérations à prendre des décisions radicales. Reste à savoir si ces grands manœuvres porteront leurs fruits lors des prochaines échéances.

Safia Mahunda