10 février 2026

La République démocratique du Congo (RDC) met les bouchées doubles contre la menace persistante de choléra. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale, Samuel Roger Kamba, a lors du briefing le lundi 14 juillet dernier, présenté des mesures mises en place pour endiguer la propagation de l’épidémie. Il a également appelé à une mobilisation collective d’application des gestes simples tels que se laver les mains, consommer de l’eau bouillie et éviter l’automédication, ces gestes sont essentiels pour limiter la maladie.

C’est une augmentation de 19 % des cas de choléra en seulement une semaine, avec 2. 085 cas notifiés lors de la semaine épidémiologique 27. Face à cette situation qui va crescendo, les autorités sanitaires ont déployé des équipes de surveillance et de traitement dans les zones les plus touchées. Le ministre a martelé sur la nécessité d’une prise en charge rapide.

“Le choléra tue vite, mais peut aussi être guéri rapidement si les soins sont administrés. Le traitement du choléra est gratuit et accessible à tous, c’est une mesure pour encourager les populations à chercher des soins”, a fait savoir Samuel Roger Kamba.

Il sied de noter que l’Exécutif national travaille en étroite collaboration avec des partenaires techniques et financiers tels que l’Organisation mondiale de la santé (OMS ) et le Fonds des nations unies pour l’enfance ( Unicef). Ce, pour garantir la distribution d’eau potable, améliorer la logistique des soins et intensifier les campagnes de sensibilisation dans les communautés vulnérables.

La prévention est au cœur des efforts déployés par les autorités. Le ministre a insisté sur l’importance d’éviter l’automédication et de consulter rapidement un centre de santé en cas de symptômes. Les mesures d’hygiène, telles que le lavage régulier des mains et la consommation d’eau traitée, sont des actions simples mais vitales pour protéger la population.

Des campagnes d’information sont en cours pour mobiliser les communautés, en mettant l’accent sur la protection des plus vulnérables, notamment les enfants et les personnes âgées. En misant sur l’action rapide et la solidarité, le Gouvernement espère endiguer la flambée de choléra et protéger la santé de la population.

27 des 35 zones de santé de Kinshasa touchées

À Kinshasa,les services sanitaires ont recensés environ 2.085 cas, en raison des inondations et des problèmes liés à l’hygiène. Elle fait partie des provinces les plus touchées par cette maladie, avec 27 des 35 zones de santé de la ville affectées.

“Nous sommes aujourd’hui confrontés à une résurgence de choléra, une maladie causée par des bactéries entraînant des symptômes tels que la diarrhée et les vomissements, qui peuvent mener à la mort. De manière générale, lorsqu’il y a une pandémie, on observe environ 1 000 cas par semaine et un taux de mortalité d’environ 1 %. Cette année, avec le déplacement des populations et les inondations, nous avons vu cette maladie émerger très rapidement. Pour la semaine 27, nous avons enregistré 2 085 cas, avec un taux de mortalité de 3 % à l’intérieur du pays et de 9 % à Kinshasa”, a déclaré le ministre de la Santé publique.

4 zones de santé pour faire face à cette épidémie. Il y a en autres l’hôpital de Ngiringiri, le centre de traitement de Pakadjuma, Camp Kokolo et Maman Yemo. Huit autres centres de traitement seront installés dans les jours à venir.

Pour Roger Kamba, “dès que vous ressentez des vomissements ou de la diarrhée, il est préférable de vous rendre au centre de santé le plus proche pour être testé. Il ne faut pas prendre des médicaments à la maison contre cette diarrhée ou ces vomissements, car cela peut être dangereux. Dix-sept provinces du pays ont déjà signalé des cas de choléra, avec le Tshopo devant Kinshasa”, a-t-il affirmé.

Et de conclure : ” La majorité des décès surviennent en dehors des structures sanitaires. 80 % des décès sont communautaires, c’est-à-dire que les gens décèdent avant même d’arriver à l’hôpital, parce qu’ils tardent à consulter”, a alerté le patron de la santé.

Le choléra est apparu pour la première fois sur le sol congolais en 1973. C’est une maladie diarrhéique aigue épidémique, strictement humaine, due à la bactérie Vibrio cholerae des sérogroupes O1 (et rarement O139). Cette infection peut être causée par des contacts directs avec des malades (via des mains sales, toilettes mortuaires, …) mais plus fréquemment par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des déjections de malades. Une résurgence du choléra au niveau mondial est observée depuis 2022 après de nombreuses années de baisse du nombre de cas de choléra.

Batok’s KGB