7 février 2026

Après des semaines de tension et de flambée des prix, le sac de ciment revient à un niveau plus accessible. Fixé désormais à 11 dollars américains, contre 21 dollars au plus fort de la crise, le prix chute de près de 48 %, a annoncé le Ministère de l’économie nationale dans un communiqué ce mardi 15 juillet.

À l’origine de cette amélioration la levée, après 3 semaines, de la grève des chauffeurs de camions-remorques, qui avait paralysé l’acheminement des marchandises vers Kinshasa.

Dans son communiqué officiel publié sur compte X, le ministère de l’économie indique que c’est la stabilisation de l’approvisionnement dans la ville qui a permis cette chute de prix. Actuellement, un sac de ciment se négocie entre 31.000 et 33.000 FC, soit environ 11 USD sur le marché kinois.
‎« Vendu entre 31.000 et 34.000 Fc avant la grève des chauffeurs des camions remorques, intervenue entre fin mai et début juin, un sac de ciment se vendait à 60.000 Fc (plus au moins 21$) pendant tout le temps qu’avait duré le mouvement des camionneurs », précise le ministère de l’économie dans son communiqué.

Certains opérateurs du secteur restent optimistes et anticipent même une baisse supplémentaire à environ 28.000 FC (près de 10 USD), si le rythme actuel des livraisons se maintienne.

Pour rappel, la grève avait été déclenchée à la suite les nouvelles restrictions de circulation des poids lourds imposées par le ministre provincial des Transports, Bob Amisso. Ce mot d’ordre, à l’origine limité à la capitale, s’est vite transformé en un mouvement national, perturbant les chaînes logistiques et impactant plusieurs secteurs économiques.

Ce n’est qu’au terme des longues négociations entre le gouvernement central, la ville de Kinshasa, la Police nationale congolaise, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et les syndicats des transporteurs, que la grève des chauffeurs de camions-remorques opérant sur l’axe Matadi–Kinshasa a été officiellement levée le 13 juin dernier.

Le gouvernement assure de rester vigilant face aux pratiques spéculatives et poursuivre la régulation du marché pour éviter d’autres flambées de prix.

Nervy Kadiebue