7 février 2026

Malgré l’appel lancé par Félix Tshisekedi à Paul Kagame pour instaurer “la paix des braves”, le président rwandais n’a pas donné de réponse favorable lors de son intervention à la même tribune du Global Gateway Forum 2025, à Bruxelles.

Paul Kagame a même adopté un ton ironique, déclarant :

« Nous sommes ici pour discuter de partenariat, mais le sens de ce terme varie selon les personnes. Pour certains, il s’agit de donner des instructions et de faire des bêtises. Pour d’autres, il s’agit de se plaindre. »

Dans la foulée, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réagi sur les réseaux sociaux au discours du chef de l’État congolais, dans son style habituel.

Selon lui,

« Le seul à pouvoir arrêter cette escalade est le président Tshisekedi, et LUI SEUL. »

Il a ajouté que le chef de l’État congolais pourrait y parvenir en cessant, selon ses mots,

« d’afficher une attitude belliqueuse, notamment ses menaces publiques d’invasion du Rwanda ou de bombardement de Kigali, sans oublier ses insultes indignes à l’endroit du président Kagame. »

Le diplomate rwandais a également appelé Félix Tshisekedi à :

  • cesser de soutenir les FDLR, en les expulsant de son armée et en les neutralisant, conformément à l’Accord de paix de Washington ;
  • désarmer les Wazalendo ;
  • ne plus recourir aux militaires burundais ni aux mercenaires ;
  • mettre fin aux bombardements aériens dans l’Est de la RDC ;
  • et arrêter ce qu’il qualifie de “comédie politique ridicule”, consistant, selon lui, à utiliser des tribunes internationales comme le Global Gateway Forum pour accuser le Rwanda tout en se présentant comme victime d’un conflit provoqué par Kinshasa.

L’appel du président Félix Tshisekedi n’a donc pas trouvé d’écho à Kigali, signe que la voie vers la réconciliation et la paix durable entre les deux pays reste encore semée d’embûches.

Assiyah Tshamunyongue