En République démocratique du Congo ( RDC), il n’y a pas que la guerre qui tue. Au-delà des deuils organisés chaque jour par plusieurs familles à cause de l’insécurité, aussi incroyable que cela puisse paraitre, le Gouvernement congolais lui-même inflige régulièrement la mort à une bonne partie de sa population.
Ce, en refusant de prendre des mesures efficaces et draconiennes pour arrêter de compter les morts toujours par dizaines causées par les naufrages que connaissent plusieurs embarcations mortelles qui naviguent librement au su et au vu de toutes les autorités, en commençant par le Vice Premier ministre, ministre ayant en charge le domaine du transport.
Jean Pierre Bemba ne serait-il pas considéré comme responsable numéro 1 de ces malheurs récurrents qui frappent son par son inaction et son lourd silence?
Les fameux moteurs flottants mis sur les eaux par des gens sans foi ni loi qui proposent de mettre en péril la vie humaine en violant toutes les lois et les normes sensées régir ce secteur ?
L’embarcation, qui transportait 42 passagers en provenance de Lovua, ce lundi 1er décembre se rendait vers le bief de Nangalula lorsqu’elle a perdu d’élan en pleine traversée, selon les autorités locales. Seuls quelques survivants ont pu regagner la rive.
20 corps repêchés jusque-là, 80 rescapés, d’après le bilan du naufrage survenu le 28 novembre dernier au village Mokebene.
Selon les informations recueillies, la baleinière en provenance de Kiri et Inongo allant à destination de Kinshasa et comptant à bord un peu plus de 110 passagers a été secouée par un ouragan et de fortes vagues. La baleinière qui aurait connu ensuite une panne de moteur a chaviré après plusieurs tentatives infructueuses.
Des chiffres alarmants à répétition
37 personnes portées disparues après le chavirement d’une pirogue le mercredi 26 novembre dernier sur la rivière Luangatshimo, dans le territoire de Tshikapa
Pour illustrer l’ampleur de ces assassinats commis avec préméditation, il est important de revenir sur un bref bilan de derniers nauffrages survenus sur les eaux congolaises.
27 novembre 2025/lac Maï-Ndombe (C/M Amba Doudou, 23 morts ), 20 novembre 2025/Rivière Sankuru (64–70 portés disparus ), 20 juillet 2025/lac Kivu (8 morts et plusieurs disparus), 19 avril 2025/Équateur (140 morts), 10 septembre, un bateau motorisé a chaviré près de Basankusu, causant au moins 86 morts, juin 2025, naufrage sur le lac Tumba (province de l’Équateur);
3 pirogues motorisées ont chaviré lors d’une navigation de nuit, dans des conditions météorologiques difficiles, bilan provisoire : 48 corps repêchés, 46 rescapés, mais 107 passagers portés disparus, septembre 2025, naufrage d’un bateau sur le lac Kivu, à proximité de Goma. Le navire transportait 278 passagers…
Le drame remet une nouvelle fois en lumière la fragilité du transport sur les flottes congolaises , où la pirogue demeure souvent le moyen le plus rapide de déplacement entre les villages.
Absence de gilets de sauvetage, navigation approximative ,la mauvaise régulation et le manque de contrôle qui caractérisent ce domaine du transport poussent à se poser la question sur le véritable rôle joué par le responsable du secteur.
Il est donc grand temps pour le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba de prendre à bras le corps toutes les promesses faites par ses préliminaires et lui pour épargner les vies humaines et améliorer les choses dans ce secteur.
Assiyah Tshamunyongue
