Une coalition politique et sociale, baptisée « Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel » (C64), a rendu publique ce mardi 19 mai, une déclaration commune vigoureuse appelant à la mobilisation générale des Congolais face à ce qu’elle qualifie de tentative de coup d’État constitutionnel orchestrée par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
Dans un contexte marqué par une insécurité persistante, la dégradation institutionnelle et la présence de forces étrangères sur le territoire national, la coalition dénonce une dérive autoritaire du régime en place.
Selon le texte, le président Tshisekedi, animé par une « ambition démesurée et dangereuse », chercherait à modifier la Constitution pour s’octroyer un pouvoir personnel et à vie, en violation flagrante des dispositions de la Loi fondamentale adoptée le 18 février 2006.
La déclaration souligne notamment la violation de l’article 64 de la Constitution, qui impose à chaque Congolais le devoir de s’opposer à toute prise de pouvoir par la force ou en violation de la Loi fondamentale.
La coalition rappelle que le mandat présidentiel est limité à cinq ans, renouvelable une seule fois, et rejette catégoriquement toute tentative de glissement ou de changement constitutionnel sous prétexte de circonstances exceptionnelles.
Des milices privés et l’utilisation du Conseil national de cyberdéfense
Parmi les griefs avancés, la coalition pointe également la corruption généralisée, la mise en place de milices privées, ainsi que l’utilisation d’une police politique dénommée Conseil national de cyberdéfense.
Elle condamne l’initiative référendaire présentée à l’Assemblée nationale, qu’elle considère comme une ruse visant à briser les verrous constitutionnels.
Le texte appelle à unir toutes les forces démocratiques, patriotiques et résistantes pour empêcher « l’instauration d’une nouvelle dictature ». Il engage le peuple congolais à se tenir en état d’alerte et de mobilisation permanente, prêt à soutenir toutes les actions pacifiques et républicaines visant à défendre la Constitution, la démocratie et l’alternance politique.
852 jours avant la convocation du scrutin
Enfin, cette synergie fixe un compte à rebours démocratique : il reste 852 jours avant la convocation constitutionnelle de l’élection présidentielle de 2028, date à laquelle Félix-Antoine Tshisekedi devra impérativement quitter le pouvoir « de gré ou de force ». Toute programmation en plénière de la proposition de loi référendaire sera perçue comme une « déclaration de guerre ».
Cette déclaration, signée par une large coalition d’opposition, d’organisations sociales et de personnalités indépendantes, réaffirme la détermination du peuple congolais à défendre son droit à la démocratie et à rejeter toute forme de dictature.
Assiyah tshamunyongue
