L’ambiance était festive ce mercredi 3 septembre 2025 dans les établissements scolaires de Kinshasa. Les lycéennes de Bosangani et du Sacré-Cœur ont accueilli avec joie le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, porteur d’un important don : 400 bancs-pupitres fabriqués par d’anciens Kuluna réinsérés.
« Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de père de la Nation, ne fait pas de différences. Selon sa vision, il ne doit plus y avoir d’écoles en République démocratique du Congo sans bancs-pupitres », a déclaré le général Kasongo Kabwik.
Plus de 600 bancs pour le Collège Boboto
Dans la même journée, la caravane du Service national a fait escale au Collège Boboto. Cette fois-ci, ce sont plus de 600 bancs-pupitres qui ont été remis à l’établissement. Le recteur, visiblement soulagé, n’a pas caché sa gratitude :
« Un joli matin, une élève m’a annoncé leur arrivée. Quand j’ai vu les bancs entrer dans notre cour, j’ai ressenti un immense soulagement. J’espère même que mon supérieur provincial m’autorisera à devenir aumônier militaire pour travailler avec vous », a-t-il confié, ému.
Des besoins encore pressants
Si cette dotation a suscité curiosité et admiration auprès des passants, les responsables d’écoles rappellent que les besoins demeurent importants. La préfète du Lycée Sacré-Cœur a souligné la forte demande d’inscriptions chaque année :
« Avec l’afflux d’élèves, surtout grâce à la gratuité de l’enseignement, nos pupitres vieillissent et se cassent. Ces dons vont droit au cœur, mais nous avons encore énormément besoin de bancs, notamment au primaire. »
Une mission présidentielle
Le programme « Pas d’école sans banc », piloté par le Service national, s’inscrit dans la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi. Il vise à améliorer les conditions d’apprentissage à travers tout le pays, en impliquant aussi les jeunes réinsérés dans la fabrication des bancs.
Avec plus de 1 000 bancs remis en une seule journée à deux établissements conventionnés catholiques, le Service national entend démontrer son rôle central dans le redressement du système éducatif congolais.
