21 mars 2026

Dans l’ombre des grandes décisions publiques, certaines figures jouent un rôle déterminant dans la transformation de l’État. Godélive-Élisabeth Lonji Bandekela fait partie de ces femmes dont l’influence s’exerce loin des projecteurs, mais dont l’empreinte est perceptible dans plusieurs réformes majeures en République démocratique du Congo. Spécialiste des politiques publiques et engagée depuis des décennies dans la modernisation de l’administration, elle s’est imposée comme l’une des chevilles ouvrières de la refonte des mécanismes de gouvernance et de formation des cadres de l’État.

Réputée pour sa rigueur et sa discrétion, Lonji Bandekela a longtemps évolué au sein des cabinets ministériels et des institutions publiques, contribuant à l’élaboration de dispositifs structurants pour l’appareil étatique. Son nom reste notamment associé à l’essor de l’École nationale d’administration de la RDC (ENA-RDC), conçue pour former une nouvelle génération de gestionnaires publics capables de répondre aux défis de la gouvernance moderne.

L’établissement, devenu aujourd’hui un pilier de la formation des hauts fonctionnaires, s’inscrit dans une vision plus large : professionnaliser l’administration et renforcer les capacités des institutions. Pour Lonji Bandekela, la qualité du service public dépend avant tout des compétences et de l’intégrité des femmes et des hommes chargés de le faire fonctionner. À ses yeux, la formation constitue l’un des instruments les plus efficaces pour consolider l’État et améliorer la gestion des ressources publiques.

Avant d’être associée à ce projet emblématique, la spécialiste des finances publiques avait déjà participé à plusieurs initiatives visant à renforcer les mécanismes budgétaires et fiscaux du pays. Son parcours l’a également conduite à collaborer avec des partenaires internationaux sur des questions liées à la fiscalité et à la modernisation des administrations publiques. Ces expériences lui ont permis d’acquérir une expertise reconnue dans l’élaboration et la mise en œuvre de réformes institutionnelles.

Au-delà de ses responsabilités au sein des structures nationales, Lonji Bandekela conserve un lien étroit avec ses racines. Originaire du Kasaï-Central, elle s’implique régulièrement dans des actions communautaires destinées à améliorer les conditions de vie dans certaines localités rurales. Cet engagement traduit une vision du service public qui ne se limite pas aux bureaux de l’administration, mais s’étend aux réalités sociales du terrain.

Convaincue que la reconstruction de l’État passe par l’investissement dans le capital humain, elle consacre également une partie de son temps à la transmission des connaissances. À travers conférences, séminaires et formations, elle partage son expérience avec de jeunes cadres et futurs responsables publics, encourageant l’émergence d’une administration plus professionnelle et plus responsable.

Pour cette femme d’État au parcours atypique, bâtir des institutions solides est un travail de longue haleine qui exige persévérance et méthode. Loin des discours spectaculaires, elle privilégie une approche fondée sur l’expertise, la coopération et la formation continue. Une stratégie discrète, mais essentielle, dans un pays où la consolidation de la gouvernance demeure un enjeu central pour l’avenir.

Dans les cercles administratifs et académiques, nombreux sont ceux qui considèrent aujourd’hui Lonji Bandekela comme l’une des figures qui contribuent, pas à pas, à poser les fondations d’un État plus efficace. Une œuvre souvent invisible, mais dont l’impact se mesure dans la durée.

Avec AfricanewsRDC