12 mai 2026

La controverse suscitée par les déclarations de Jean-Pierre Lisanga Bonganga au sujet de son prétendu écartement de la délégation congolaise devant se rendre au Mexique ne cesse d’alimenter le débat. Pourtant, plusieurs éléments factuels viennent sérieusement remettre en cause la thèse d’un complot politique avancée par l’ancien ministre.

Contrairement à ses affirmations, aucune décision d’exclusion ciblée n’aurait été prise à son encontre. Des sources proches du dossier indiquent que les critères de sélection pour faire partie de la délégation étaient strictement administratifs et logistiques, sans considération politique.

Selon nos informations, le principal obstacle à la participation de Jean-Pierre Lisanga Bonganga réside dans des contraintes documentaires. L’ancien ministre ne disposerait ni d’un visa Schengen en cours de validité, ni d’un passeport de service, pourtant exigés pour faciliter les démarches de déplacement dans le cadre de cette mission officielle.

Ces exigences ne sont pas propres à sa personne. Elles ont concerné l’ensemble des candidats au voyage. En effet, l’ambassade du Mexique a refusé d’octroyer des visas aux détenteurs de passeports ordinaires congolais, compliquant considérablement l’organisation du déplacement.

Dans ce contexte, une délégation de plus de 250 personnes s’est rendue au Kenya dans l’espoir d’obtenir des visas. Cette initiative s’est soldée par un échec, contraignant de nombreux supporters et membres des groupes d’animation à renoncer au voyage.

Parmi eux figuraient des personnalités connues telles que , ou encore . Aucun de ces acteurs n’a pu effectuer le déplacement, faute de remplir les conditions exigées.

Dès lors, il apparaît difficile de soutenir que Jean-Pierre Lisanga Bonganga aurait été spécifiquement ciblé, alors que de nombreux autres acteurs, sans lien avec des rivalités politiques, ont été confrontés aux mêmes contraintes.

Par ailleurs, il convient de souligner que le ministère des Sports et Loisirs, dirigé par , a multiplié les efforts pour permettre une forte mobilisation des supporters congolais autour de l’équipe nationale.

Aucune preuve tangible ne vient étayer l’idée d’une influence extérieure, notamment celle attribuée à ou à son entourage, dans la gestion de cette délégation. De même, l’ancien ministre ne disposerait d’aucun pouvoir décisionnel au sein de l’actuel ministère.

Au regard de ces éléments, les accusations de complot politique avancées par Jean-Pierre Lisanga Bonganga apparaissent fragiles. Les faits suggèrent plutôt une situation liée à des contraintes administratives et diplomatiques indépendantes de toute manœuvre politique.

Dans un contexte où la priorité reste le soutien aux Léopards dans leur quête de qualification pour la Coupe du monde 2026, plusieurs observateurs appellent à dépasser les querelles individuelles pour privilégier l’intérêt national.

Jolga Luvundisakio