7 février 2026

La signature de l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo RDC) et le Rwanda, le 27 juin à Washington, continue de faire jaser. Une vague d’interrogations et de réactions variées, aussi bien dans la classe politique que sociale.

Pour certains, la RDC aurait signé cet Accord en échange de ses ressources minières, dans l’objectif d’obtenir une paix durable et totale. Une hypothèse qui fait débat, notamment au vu des enjeux économiques et sécuritaires dans la région.

D’autres, plus méfiants, affirment que le Rwanda ne respectera pas cet Accord, et qu’il sera probablement le premier à le violer. Ce qui alimente le climat de méfiance qui persiste depuis des lustres entre les deux pays, malgré plusieurs tentatives de normalisation.

Mais au fond, qu’est-ce qui compte réellement pour les Congolais ? À cette question, Guy Mafuta, député national répond:
“Le plus important, c’est sauver les Congolais qui meurent chaque jour. La vie humaine est sacrée, et nul n’a le droit de l’ôter. Ainsi, pour la population, la paix prime sur tout”, a affirmé cet élu national.

Reste cependant une interrogation de taille : quel sera le sort des rebelles qui occupent encore une grande partie de l’Est du pays ? Sont-ils concernés par cet Accord ? Leur retrait est-il prévu ? Le texte ne le précise pas clairement.

Wait and see… Pour l’instant, le regard du peuple reste tourné vers l’effectivité de cet Accord, avec l’espoir que le président Tshisekedi et la ministre des Affaires étrangères Kayikwamba n’ont pas engagé le pays dans un processus qui, plus tard, nous ramènera à la case départ : la guerre.

Aaron Kanku