19 mars 2026

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi depuis Bruxelles, où il réside, l’opposant congolais Moïse Katumbi a réagi au récent communiqué bipartite du Comité des relations étrangères du Sénat américain ainsi qu’aux auditions de la Sous-commission Afrique de la Chambre des représentants sur la mise en œuvre des Accords de Washington.

Le président du parti Ensemble pour la République a estimé que la position bipartisane du Congrès des États-Unis en faveur de ces accords constitue « un signal politique fort ». Selon lui, cette convergence internationale met en lumière l’urgence d’un dialogue national réellement inclusif, capable d’aborder de manière cohérente et globale les causes profondes de la crise congolaise.

« Dans le prolongement des recommandations formulées à l’issue des auditions de la Sous-commission Afrique de la Chambre des représentants, je salue le récent communiqué bipartite du Comité des relations étrangères du Sénat appelant à une mise en œuvre rapide et effective des Accords de Washington », a déclaré Moïse Katumbi.

Il s’est également félicité de « la reconnaissance, par le Congrès des États-Unis, de la nécessité d’organiser un dialogue national crédible et inclusif afin d’aborder, de manière cohérente et globale, les causes profondes de la crise actuelle ».

Pour l’opposant congolais, une telle démarche est essentielle pour garantir la stabilité à long terme, la cohésion nationale et la prospérité de la République démocratique du Congo. Elle permettrait également de renforcer durablement le partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC, en créant un environnement favorable à la pleine application des Accords de Washington.

Ce communiqué bipartite vient conforter la résolution H.R. 559 (2025), introduite à la Chambre des représentants par le congressman Chris Smith, qui appelle notamment à la cessation des hostilités, à l’organisation d’un dialogue national inclusif et au respect strict de la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels, conformément aux articles 218, 219 et 220 de la Constitution de la RDC.

Moïse Katumbi a par ailleurs réaffirmé que le respect des limitations constitutionnelles des mandats présidentiels demeure, selon lui, « un principe intangible, fondement de la stabilité démocratique et de la crédibilité institutionnelle du pays ».

Dans sa déclaration, il a exprimé sa gratitude au président des États-Unis, Donald Trump, ainsi qu’aux membres du Congrès américain, pour « leur engagement constant, leur vigilance et leur leadership en faveur d’un règlement durable de la crise congolaise et de la stabilité régionale ».

Le leader de Ensemble pour la République a également remercié l’Union africaine, l’Angola, le Qatar, le Togo, l’Union européenne ainsi que l’ensemble des partenaires impliqués dans la recherche d’une solution durable à la crise congolaise.

Assiyah tshamunyongue