21 mars 2026

Le deuxième vice-président du Sénat et membre du présidium de l’Union sacrée, Modeste Bahati Lukwebo, a fermement rejeté mercredi toute idée de révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Il s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, dans un contexte marqué par la résurgence du débat sur une éventuelle modification de la loi fondamentale.

Proche du président de la République, Félix Tshisekedi, le leader de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) a dénoncé les discours évoquant une « mission interminable » pour le chef de l’État. Selon lui, ces prises de position relèvent davantage de la flatterie politique que d’une analyse responsable de la situation institutionnelle du pays.

« Le président de la République a un mandat clair, constitutionnel, qui court jusqu’en 2028 », a déclaré Modeste Bahati. Il a insisté sur le fait que la RDC ne souffre pas d’un manque de textes juridiques, mais plutôt d’un problème d’application des lois existantes. « Le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes qui doivent les appliquer et s’y conformer », a-t-il ajouté.

Le sénateur a également appelé à la protection de la Constitution et au respect strict des dispositions en vigueur. Pour lui, le véritable patriotisme consiste à dire la vérité aux dirigeants. « Quand on aime son pays, quand on aime son chef, on lui dit la vérité », a-t-il affirmé devant la presse.

Cette prise de position intervient alors que la question d’une révision constitutionnelle refait régulièrement surface dans le débat politique national. Par cette déclaration, Modeste Bahati réaffirme la ligne politique de son regroupement, l’AFDC-A, qui soutient le président Félix Tshisekedi tout en s’opposant à toute modification des règles institutionnelles actuellement en vigueur.

Dans un climat politique où les spéculations persistent sur l’avenir institutionnel du pays, cette déclaration vise à clarifier la position de l’un des principaux alliés du chef de l’État au sein de la majorité présidentielle.

La rédaction