Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) rejette toute initiative visant à modifier la Constitution, estimant que la priorité nationale doit être la sécurité dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, toujours confrontées à l’insécurité et aux déplacements massifs des populations.
Dans un communiqué, le mouvement dénonce une tentative d’accorder « un bail permanent » au président Félix Tshisekedi. La LUCHA qualifie cette démarche d’« erreur politique » et d’« indécence criminelle », soulignant que la priorité doit être la récupération des territoires occupés par les rebelles de l’AFC/M23 et la restauration de la dignité des populations affectées par la guerre.
Le mouvement rappelle que la Constitution représente « le pacte républicain du peuple » et ne peut être considérée comme la propriété d’une famille politique. Il met également en garde contre ce qu’il qualifie de tentative de « glissement institutionnel » et appelle les citoyens à une vigilance totale.
La LUCHA évoque aussi l’article 64 de la Constitution, qui impose à chaque Congolais de s’opposer à toute personne ou groupe qui exercerait le pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles. Le mouvement promet de se mobiliser avec la même détermination qu’auparavant pour défendre la loi fondamentale.
De son côté, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a affirmé devant les militants de son parti que la Constitution sera « coûte que coûte touchée ». Selon lui, il serait injuste d’empêcher l’UDPS de réviser la loi fondamentale alors que d’anciens régimes l’ont déjà modifiée à plusieurs reprises.
Par ailleurs, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, opposé publiquement à cette initiative, fait l’objet d’une pétition visant à le déchoir de ses fonctions au bureau de la Chambre haute. Sa position est jugée contraire à la vision de l’Union sacrée par certains membres de la majorité présidentielle.
