Depuis des années, les habitants de Kinshasa font face à des routes dans un état lamentable, rendant la circulation de plus en plus difficile dans la ville. Malgré les plaintes répétées des citoyens, les autorités semblent rester indifférentes face à cette situation préoccupante.
Les principaux axes routiers de la capitale sont dans un piteux état, mettant en danger la sécurité des passants et des conducteurs. Des routes telles que Kabinda, Bypass au niveau du rond-point Ngaba, Kasaï et Kabambare sont particulièrement dégradées, criblées de nids-de-poule et de flaques d’eau, à l’image d’une rivière, alors que nous sommes pendant la saison sèche.

“C’est devenu un véritable parcours du combattant pour se déplacer dans Kinshasa. Nos véhicules subissent de lourds dommages à cause de ces routes impraticables”, a déploré un chauffeur de taxi de la place.
Selon certains passagers, cet état déplorable des infrastructures routières contribue grandement aux embouteillages récurrents et à l’inflation des prix du transport en commun dans la ville. “Les conducteurs doivent sans cesse ralentir et contourner les obstacles, ce qui allonge considérablement les temps de trajet. Ils répercutent ensuite ces coûts supplémentaires sur les passagers”, a expliqué Tychique Lakabi, passager.
Face à cette situation, les autorités municipales semblent rester indifférentes. Les promesses de rénovation et d’entretien régulier des routes n’ont pour l’instant pas été tenues, au grand dam des Kinois excédés.
“Nous en avons assez d’attendre des jours meilleurs. Les responsables doivent prendre leurs responsabilités et agir rapidement pour résoudre ce problème qui paralyse notre ville”, a lancé une habitante excédée.
À l’approche de la saison des pluies, les habitants de Kinshasa craignent une dégradation encore plus importante des routes, rendant la circulation encore plus chaotique. Sur ce, ils lancent un appel aux autorités urbaines, particulièrement au nouveau gouverneur, Danniel Bumba, à mettre en place des actions concrètes concernant la réfection des routes.
Aaron Kanku
