21 mars 2026

À Kinshasa, la question du changement de la Constitution continue d’animer le débat politique. Dimanche 15 mars 2026, Didier Budimbu Ntubuanga, autorité morale du parti Autre Vision du Congo (AVC), a tenu un meeting populaire au terrain GD, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Devant une foule composée de militants et sympathisants, le responsable politique a réaffirmé son soutien au président de la République, Félix Tshisekedi, reprenant le slogan devenu populaire dans certains cercles politiques : « Fatshi tout droit tii na 3 ».

Prenant la parole devant les participants, Didier Budimbu a exhorté les membres de son parti ainsi que ceux de la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la nation, à rester mobilisés afin d’accompagner les actions du chef de l’État.

Selon lui, la Constitution actuelle comporte des limites qui, dans le contexte actuel du pays, mériteraient d’être réexaminées.

« Nous n’aurons peur de personne et nous ne devons pas nous voiler la face. Avec la situation actuelle et les limites que nous constatons dans notre Constitution, il faut la changer afin d’offrir un troisième mandat à Félix Tshisekedi pour qu’il termine la guerre qui a endeuillé notre pays pendant plus de 30 ans », a-t-il déclaré devant les militants.

Fondateur du parti Autre Vision du Congo, créé en 2015, Didier Budimbu s’est progressivement imposé comme l’une des figures politiques influentes de la majorité au pouvoir.

Au cours de sa carrière politique, il a occupé plusieurs fonctions au sein du gouvernement, notamment vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, ministre des Hydrocarbures, avant d’être nommé en 2024 ministre des Sports et Loisirs.

Le meeting organisé à Lemba s’inscrit dans une série d’activités politiques menées par l’AVC pour consolider sa base militante et renforcer la mobilisation autour du projet de révision constitutionnelle.

Ce projet, soutenu par une partie de la majorité présidentielle, suscite toutefois un débat intense dans la classe politique congolaise, certains acteurs estimant que la Constitution actuelle fixe clairement la limitation des mandats présidentiels, tandis que d’autres plaident pour son adaptation au contexte du pays.

La Rédaction