Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officialisé, le 26 février 2026 à Kinshasa, la signature d’un accord de financement de 155 millions de dollars américains avec la Banque africaine de développement (BAD). Ce prêt, signé par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li‑Botayi, est destiné à soutenir le projet stratégique de renforcement de la connectivité du Parc agro‑industriel de Ngandajika (PAIN), dans le cadre du Programme de Transformation Agricole piloté par les autorités congolaises.
Selon le communiqué officiel, cette enveloppe doit désenclaver et relier efficacement les infrastructures routières autour du parc, notamment les axes Lukalaba–Ngandajika et Nkuadi–Ngandajika–Parc. L’objectif est de réduire significativement les coûts de transport, d’améliorer la fluidité des échanges et de mieux connecter les zones de production aux marchés locaux et régionaux.
Ce financement, qui constitue le troisième volet du Programme national de transformation agricole, s’inscrit dans la vision gouvernementale de faire de l’agriculture un levier central de diversification économique et de sécurité alimentaire. Le ministre a souligné que la connectivité représente un enjeu structurant pour valoriser durablement le potentiel agricole congolais et intégrer les producteurs aux chaînes de valeur.
L’appui de la BAD, déjà engagé depuis plusieurs mois, complète un ensemble d’investissements estimés à plus de 177 millions USD pour le renforcement des axes routiers et logistiques autour de Ngandajika. Des partenaires internationaux ont déjà validé des volets complémentaires du projet visant à améliorer les corridors économiques centraux du pays et à renforcer l’accès aux infrastructures de transport, y compris potentiellement l’aéroport régional pour faciliter le fret agro‑industriel.
Au‑delà des aspects techniques, l’accord ouvre des perspectives d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, qui constituent une large part de la main‑d’œuvre agricole. La réduction des obstacles logistiques est perçue comme un facteur clef pour l’inclusion économique, la dynamisation des économies locales et la création de chaînes productives compétitives.
En consolidant ce partenariat financier et technique avec la BAD, la RDC réaffirme sa crédibilité auprès des partenaires internationaux et réitère son engagement à faire de l’infrastructure un pilier de la transformation rurale intégrée et durable.
Nervy Kadiebue
