La Cour israélienne de justice a rendu, la semaine dernière, une décision claire concernant l’homme d’affaires Dan Gertler, après la circulation de publications mensongères l’associant à des enquêtes en cours dans le pays.
Le juge Erlich a statué que toute mention du nom de Gertler dans ces affaires constituait une violation de la loi, soulignant que ces rumeurs nuisent gravement à sa réputation et à ses activités. Contrairement à ce qui a été avancé sur certains réseaux sociaux, notamment par un compte anonyme sur X (ex-Twitter), l’homme d’affaires n’a jamais été placé en centre de détention.
Lors de l’audience, l’avocat général Me Boaz Ben Tzur connu pour représenter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a plaidé avec succès que l’association du nom de Gertler à ces enquêtes relevait de la diffamation. « Il a été prouvé devant le tribunal, au-delà de tout doute raisonnable, qu’il n’avait aucun lien avec les affaires enquêtées », a affirmé l’avocat.
Des accusations récurrentes mais jamais étayées
Cette affaire s’inscrit dans une série de rumeurs visant l’homme d’affaires depuis plusieurs années. Certaines sources attribuent ces campagnes à des concurrents économiques déterminés à ternir son image. Plusieurs plaintes déposées par le passé, notamment auprès du Serious Fraud Office britannique, n’ont abouti à aucune mise en cause : après près de dix ans d’investigations, l’organisme a conclu qu’aucune infraction ne pouvait être retenue contre lui.
De même, dans un litige commercial examiné par le juge Orenstein, plus de 10.000 documents avaient été passés en revue. Les conclusions étaient sans appel : aucune preuve ne démontrait un quelconque acte de corruption de la part de Gertler en République démocratique du Congo.
Des rumeurs relayées jusqu’en RDC
Ces derniers jours, certaines de ces rumeurs ont même franchi les frontières israéliennes pour être reprises en République démocratique du Congo. Elles faisaient état, à tort, d’un placement en centre de détention. Parmi les relais, figure un activiste social ayant récemment publié un rapport contesté sur la société Ventora, affiliée à Gertler. Ce rapport, jugé non fondé, a été démenti par l’entreprise dans un document officiel accessible ici.
Une décision judiciaire ferme
En conclusion, la Cour israélienne a interdit toute publication mentionnant le nom de Dan Gertler dans le cadre de ces enquêtes, les jugeant mensongères et attentatoires à son honneur. Cette décision vient rappeler qu’aucune preuve n’a jamais établi de lien entre l’homme d’affaires et les affaires évoquées, malgré les rumeurs persistantes qui circulent à son sujet.
La Rédaction
