15 octobre 2026

La campagne « Pas d’écoles publiques sans bancs » se poursuit à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Après le Collège Imara, le Service national a doté trois autres établissements scolaires de 2 500 bancs-pupitres, destinés à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. La remise a été effectuée par le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, au nom du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Parmi les établissements bénéficiaires figure le lycée Tuendelee, une institution catholique emblématique de la capitale cuprifère, reconnue pour son engagement dans l’éducation des jeunes filles depuis plus d’un siècle. Cet établissement a reçu 1 000 bancs-pupitres, dans le cadre de cette initiative visant à répondre aux besoins des écoles congolaises en équipements scolaires.

Au-delà de sa réputation, le lycée Tuendelee fait face, comme d’autres établissements, à la nécessité d’offrir aux élèves un environnement propice à l’apprentissage. Cette dotation entend ainsi contribuer à l’amélioration des conditions d’étude des jeunes filles, appelées à jouer un rôle important dans le développement de la société congolaise.

L’initiative s’inscrit dans la dynamique de la gratuité de l’enseignement de base et dans la volonté des autorités de renforcer les capacités d’accueil des établissements scolaires publics. Elle vise à permettre aux élèves de suivre les cours dans des conditions plus adaptées, avec des bancs-pupitres facilitant à la fois la prise de notes et le suivi des enseignements.

Trois établissements supplémentaires bénéficiaires

Après le lycée Tuendelee, la distribution s’est poursuivie à l’École primaire 2 Kalubwe et à l’École primaire Bustani ya Elimu. Ces établissements ont également bénéficié de cette opération, avec des dotations adaptées à leurs capacités d’accueil.

À travers cette campagne, le Service national entend étendre progressivement la distribution des bancs-pupitres aux écoles de différentes catégories, sans distinction fondée sur leur notoriété. L’objectif affiché est de contribuer à la réduction du déficit en mobilier scolaire et d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage plus confortable.

Des anciens kulunas devenus bâtisseurs

Au-delà de sa dimension éducative, cette opération met en lumière un autre volet de la mission du Service national : la réinsertion sociale et professionnelle des jeunes autrefois impliqués dans la délinquance urbaine, communément appelés « kulunas ».

Les bancs-pupitres distribués sont fabriqués dans les ateliers du Service national par ces jeunes réinsérés, désormais formés aux métiers de la menuiserie et de la production de mobilier scolaire. Une transformation qui leur permet de contribuer concrètement à l’effort collectif en faveur de l’éducation.

D’anciens jeunes en marge de la société deviennent ainsi des acteurs de la production locale, participant à l’équipement des établissements scolaires à travers le pays.

Depuis plusieurs années, le Service national multiplie les dotations en bancs-pupitres dans le cadre de la campagne présidentielle visant à équiper les établissements scolaires et universitaires. Du primaire à l’enseignement supérieur, cette initiative ambitionne de répondre aux besoins en mobilier scolaire et de soutenir l’amélioration des conditions d’apprentissage en République démocratique du Congo.