De retour des États-Unis où elle a officiellement signé, au nom de la République Démocratique du Congo (RDC), l’Accord de paix de Washington, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Mme Thérèse Kayikwamba, a été reçue ce lundi par le Président Félix Tshisekedi au Palais présidentiel du Mont Ngaliema.
Au cours de cette audience solennelle, Mme Kayikwamba a remis au Chef de l’État la copie originale de l’accord ainsi qu’une lettre personnelle du Président américain Donald Trump. Le contenu de cette correspondance diplomatique n’a pas été divulgué, mais la ministre a laissé entendre qu’elle était en lien avec un sommet des Chefs d’État prévu pour octobre prochain à Washington, dans la continuité de l’Accord de paix.
Le Président Tshisekedi a chaleureusement félicité la délégation congolaise pour son engagement et la qualité du travail réalisé dans le cadre de ces négociations diplomatiques cruciales. « Nous avons passé en revue cette journée du 27 juin et nous nous sommes projetés dans l’avenir avec des priorités stratégiques pour la RDC : s’assurer que cet accord soit exécuté en bonne et due forme », a déclaré Mme Kayikwamba à l’issue de l’audience.
Elle a également souligné la volonté de la RDC de respecter ses engagements, tout en appelant les autres signataires, en particulier le Rwanda, à faire de même. Pour garantir l’application rigoureuse de l’accord, le Président Tshisekedi prévoit la création prochaine d’une équipe spéciale de suivi.
La délégation congolaise reçue au Palais présidentiel était composée de plusieurs hauts responsables et experts : André Wameso, Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État ; Patrick Luabeya, Envoyé spécial du Président ; Sumbu Sita, Haut Représentant du Chef de l’État ; le Général-major Augustin Mamba ; l’Ambassadeur Zenon Mukongo, représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies ; et Jean-Claude Kabongo, expert stratégique.
Ce retour diplomatique marque une nouvelle étape dans les efforts de paix régionale menés par Kinshasa. Tous les regards sont désormais tournés vers le sommet d’octobre à Washington, qui devrait permettre d’accélérer la mise en œuvre de l’accord et renforcer la coopération internationale autour de la stabilité de la région des Grands Lacs.
