L’ opposant congolais, Delly Sesanga a, lors de sa déclaration politique, le samedi 21 mars dernier à Kinshasa, tiré à boulets rouges sur la Fatshipère. Des questions cruciales ont été épinglées notamment sur la révision ou le changement de la Constitution, la vie sociale des Congolais. Pas que ça, le président d’ Envol, d’un ton ferme, dans la peau du ministère public a fait le réquisitoire sur fond de charges contre le régime actuel : 13 milliards, 650 millions de dollars américains alloués à la défense, la sécurité nationales et la guerre depuis 2019 soit huit ans se sont volatilisé. Pourtant pas d’amélioration décisive sur le terrain, pas de renforcement visible l’outil, pas de sécurisation durable des populations.
A qui profite ces finances de la guerre ?
S’ils n’ont pas aidé à renforcer nos capacités opérationnelles et à recouvrer l’intégrité de notre territoire national ? Telle est la question majeure que l’on peut se poser dans l’opinion publique.
Mais face à ce marasme, l’éclaircie s’appelle une fois de plus Sesanga comme l’ international uruguayen Valverde auteur d’un hat trick lors du choc Real Madrid-Manchester City (3-0) en Ligue des champions avec une équipe espagnole pourtant très affectée avec plusieurs blessés. D’ un tir fumant en pleine lucarne du pouvoir, le président d’ Envol a lâché:
” Depuis 2021, l’état de siège a été instauré et prolongé.
Et pourtant des villes stratégiques, capitales provinciales de Goma et Bukavu, sont tombées. La sécurité n’a pas été restaurée. L’autorité de l’État ne s’est pas renforcée.
Parallèlement, les budgets de la sécurité et de la défense ont connu une hausse significative. Plus de 30 % du budget national orienté vers la sécurité et la défense. La guerre a un coût. De 2019 à 2025, depuis l’accession de Felix Tshisekedi au pouvoir, les crédits consacrés à la défense et la sécurité nationales ont atteint les 13, 650 milliards de dollars.
Mais pour quels résultats ?
Pas d’amélioration décisive sur le terrain. Pas de renforcement visible de l’outil de défense. Pas de sécurisation durable des populations.
Alors une question s’impose : où sont passés tous ces moyens engagés dans la défense, la sécurité et la guerre ? A qui profite ces finances de la guerre ? S’ils n’ont pas aidé à renforcer nos capacités opérationnelles et à recouvrer l’intégrité de notre territoire national ? La situation pourrait bien cacher un business de la guerre! Le peuple a le droit de savoir !”.
946 jours pour la fin de mandat de Fatshi
Delly Sesanga, a rappelé au président Tshisekedi qu’il lui reste 946 jours et que la convocation de l’électorat devrait être de mise en octobre 2028.
“À quoi sert aussi, au fond, l’instrumentalisation de la guerre par le pouvoir ?La réponse est simple : gagner du temps, éviter les comptes et empêcher la tenue des élections.
Le pouvoir sait qu’au regard de la Constitution et de l’horloge républicaine, il ne lui reste que 946 jours d’exercice avant la fin définitive du second et dernier mandat de Félix Tshisekedi.
La feuille de route de la Ceni doit être mise en œuvre sans délai, en vue de l’organisation des prochaines élections, dont la convocation est prévue le 23 octobre 2028.
Dans ce contexte, le maintien dans une logique de guerre permet d’éluder le débat essentiel sur la préparation des échéances électorales à venir”, a-t-il indiqué.
La guerre, un alibi pour le glissement et le changement de la Constitution
Ce fin politicien a dénoncé le fait que le régime actuel utilise la guerre comme un alibi pour un glissement voire un changement de la Constitution du 18 février 2006 alors que le mandat de Félix-Antoine Tshisekedi devrait prendre fin en 2028.
“Au lieu de préparer l’alternance démocratique, le pouvoir entretient une diversion permanente : la guerre comme écran, la guerre comme refuge, la guerre comme prétexte.
C’est là un danger majeur. La guerre ne doit pas devenir un prétexte pour retarder les élections de 2028. Elle ne doit pas servir d’alibi à la confiscation de la démocratie.
Après avoir combattu, avec le peuple, dans la rue, le glissement électoral entre 2016 et 2018, Félix Tshisekedi et les siens ne peuvent, sans se renier, devenir aujourd’hui les artisans d’un nouveau glissement, sous couvert de la guerre.
Or, déjà, des retards s’accumulent dans la mise en œuvre de la feuille de route de la Ceni, publiée le 4 avril 2025 pour le cycle électoral 2025–2029″, a-t-il souligné.
Doter la Ceni des moyens pour la mise à jour du fichier électoral et de l’enrôlement
Delly Sesanga, a également tapé du doigt pour que l’ Exécutif national dote la Centrale électorale des moyens utiles pour la mise à jour du fichier électoral et l’enrôlement.
“Cette feuille de route prévoit que les années 2026 et 2027 soient consacrées à la révision du fichier électoral.
Nous appelons le Gouvernement à doter la Ceni des moyens nécessaires pour engager sans délai ces opérations essentielles : la mise à jour du fichier électoral et l’enrôlement des électeurs.
Les élections de 2028 doivent se tenir dans les délais constitutionnels. Le peuple doit pouvoir choisir librement ses dirigeants.
Ce n’est pas un Cadeau, une faveur ou une tolérance. C’est un droit !”, a conclu le chef de file du parti ayant pour slogan : ” Tous unis pour le progrès “.
KGB Nesta
