19 mars 2026

Le ministre provincial des Transports de Kinshasa, Jésus-Noël Sheke, a reçu ce lundi 16 mars les représentants de l’Association des chauffeurs du Congo (AC.CO) afin d’examiner les revendications des conducteurs, à la suite de la grève sèche observée dans la matinée.

À l’issue de cette rencontre, plusieurs mesures ont été annoncées, notamment la levée de la grève et la reprise effective des activités de transport dans la capitale.

Pour répondre aux préoccupations des chauffeurs, le ministre s’est engagé à publier une circulaire officielle que les conducteurs pourront présenter aux agents de contrôle sur le terrain, afin d’éviter les tracasseries.

Par ailleurs, l’autorité provinciale a décidé d’interdire l’utilisation abusive des “Mbasu” sur la chaussée et d’instaurer un moratoire sur le contrôle de l’état des véhicules.

Le ministre a également promis de clarifier, à travers une circulaire, les rôles de chaque service impliqué dans les opérations de régulation actuellement en cours, ainsi que la situation des véhicules de livraison, qu’il s’agisse de petit ou de grand tonnage.

De leur côté, les responsables de l’AC.CO ont appelé les chauffeurs à reprendre le travail dès ce mardi. Ils accordent toutefois au ministère provincial un délai jusqu’à la fin de la semaine pour concrétiser les engagements annoncés. Dans le cas contraire, préviennent-ils, le mouvement de grève pourrait être relancé.

Cette situation relance le débat sur l’organisation du transport urbain à Kinshasa. Entre l’État et les conducteurs privés, qui détient réellement le contrôle du secteur, dans une ville où les moyens de transport publics restent largement insuffisants pour répondre à la forte demande de la population ?

Aaron Kanku