27 mai 2026

Après une première annonce portant sur un million de livres sterling pour aider à mettre fin à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC, le Royaume-Uni apporte une nouvelle contribution de 20 millions de livres supplémentaires (soit plus de 25 millions USD) pour soutenir la riposte dirigée par le Gouvernement face à cette épidémie.


À en croire un communiqué rendu public, ce jeudi 21 mai par le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, ce financement permettra de soutenir une intervention menée par le Gouvernement congolais afin de protéger les intervenants de première ligne ainsi que les communautés locales.

Le Royaume-Uni a débloqué jusqu’à 20 millions de livres sterling de nouveaux fonds pour endiguer l’épidémie mortelle d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ces fonds permettront à l’Organisation mondiale de la santé, aux Nations unies et à leurs partenaires internationaux et ONG de réagir rapidement à l’épidémie en renforçant la surveillance épidémiologique, en soutenant le personnel soignant en première ligne, en améliorant la prévention et le contrôle des infections et en facilitant l’accès aux soins vitaux pour les populations touchées“, précise le communiqué.

La plupart des cas confirmés se trouvent dans la province de l’Ituri, dans l’Est du Congo, une région déjà confrontée à d’importants défis humanitaires et sécuritaires. Parallèlement à ce financement, souligne le communiqué du portefeuille dirigé par Yvette Cooper, les partenaires humanitaires britanniques interviennent déjà pour contribuer à contenir l’épidémie.

Ebola, une urgence de santé publique de portée internationale

Et de poursuivre :

Par le biais du consortium SAFER (Strategic assistance for emergency response), le Royaume-Uni réoriente ses financements vers l’amélioration des systèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène, la fourniture d’équipements de protection individuelle essentiels aux intervenants de première ligne et aux communautés locales, et le renforcement des mesures de lutte contre Ebola.Le Royaume-Uni recentre également ses efforts sur la protection des maternités et le soutien aux organisations de la société civile afin de renforcer la prévention et le contrôle, et d’atténuer le risque d’augmentation des complications à la naissance et des violences sexuelles pendant l’épidémie“, martèle ledit communiqué.

Vingt-quatre heures après sa déclaration officielle comme 17e épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, dans la partie orientale de la RDC, l’OMS a déclaré que l’épidémie due à la souche Bundibugyo en RDC et en Ouganda constitue désormais une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

Selon le communiqué rendu public le samedi 16 mai dernier, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a fondé cette décision sur plusieurs éléments, notamment le taux élevé de positivité des premiers échantillons testés, la propagation déjà documentée au-delà des frontières congolaises ainsi que l’absence de vaccin ou de traitement approuvé contre cette souche spécifique. Selon lui, cette épidémie ne remplit cependant pas, à ce stade, les critères d’une urgence pandémique.

Le virus est déjà suspecté d’avoir fait 160 morts sur près de 671 cas probables, indique le dernier bilan de l’Institut national de santé publique (INSP) congolais publié jeudi, le 21 mai. 64 cas d’Ebola et six décès liés au virus ont été confirmés à ce stade en RDC, selon l’INSP.

KGB Nesta