C’est sur une affaire sans fin, que la Fédération congolaise de football association ( Fecofa), conduite par le Comité de normalisation ( Conor), a embarqué et partagé l’opinion sportive de la RDC au cours de ces derniers mois. En effet, l’organe faîtier du football congolais n’a jusque-là tranché sur le transfert de l’international congolais, Dieu Béni Ndongala au TP Mazembe de Lubumbashi, alors que le joueur a été aligné sur le terrain avec les Corbeaux en matchs du championnat, même en Ligue des champions de la Confédération africaine de football ( Caf).
Ce transfert qui a suscité une vive controverse entre les clubs congolais, notamment le FC Saint-Éloi Lupopo et le FC Trinité, ainsi que la Fecofa n’a jamais mis son point.
Tout a commencé au mois de juillet lorsque Mazembe a annoncé l’engagement de Dieu Béni Ndongala, latéral droit en provenance du FC Saint-Éloi Lupopo, pour une durée de trois saisons. Cependant, les Jaune et Bleu de la capitale cuprifère ont contesté ce transfert, affirmant que le joueur était toujours sous contrat avec eux et menaçant de déposer une plainte auprès de la Fédération internationale de football association (Fifa) contre l’administration du TP Mazembe pour violation des règles en matière de transfert.
De son côté, Dieu Béni Ndongala a réagi en déclarant qu’il n’avait signé qu’un contrat d’une saison avec le FC Saint-Éloi Lupopo et que le document présenté par le secrétaire de Lupopo était un faux fabriqué pour les raisons de la cause.
Face à cette situation complexe, la Fecofa a été saisie du dossier. Dans un communiqué rendu public en période de conflits, la fédération a rassuré du traitement et la finalisation du dossier. Fort malheureusement un silence après plusieurs mois a été observé. Alors que ce défenseur a été aligné avec Mazembe sans que la situation contractuelle ne soit clarifiée.
À l’allure, cette situation, ressort des questions sur l’incohérence et l’inefficacité des instances dirigeantes du football congolais dans la gestion des transferts et des contrats des joueurs, qui semblent souvent être violées. Plus bien même qu’au sein du TP, l’affaire Ndongala n’est qu’une goutte d’eau qui avait débordé la vase.
Le feuilleton autour du transfert de Dieu Béni Ndongala met en lumière plusieurs zones de défis, et place la fédération dans une position de complice pendant que le normalisation est appelée à trancher sur l’équilibre et la transparence. Affaire à suivre…
Emerode Kamba
